La Boîte à outils de Efiscens

"PADEM est une ONG qui vise à améliorer la qualité de vie des populations vulnérables, en particulier des enfants, dans les pays en voie de développement, à travers des actions pérennes basées avant toute chose sur le partenariat avec des acteurs de la société civile locale (...)" PADEM met en ligne des vidéos de vulgarisation de la pratique des projets de développement. Récemment, on peut consulter des vidéos sur la capitalisation des projets

Epicafrica est une structure qui a pour objectif de"renforcer l'impact philanthropique"

EPIC-Africa cherche à renforcer l’impact philanthropique en comblant les lacunes en matière de données et de capacités dans l’infrastructure du marché philanthropique en Afrique. Notre travail contribue à faire avancer les organisations de la société civile africaine vers des normes plus élevées en termes de performance, responsabilisation et de transparence tout en suscitant une plus grande légitimité et un soutien accru au niveau local. 

Extrait de l'article proposé par Carl Manlan "Africa Philanthropic Potential" paru sur le site de Wings:

But while the dearth of global funding could be viewed as a tragedy for the Global South, for Africa, it actually represents a tremendous opportunity.

Foreign aid has long supported Africa’s progress. But Africans are increasingly able to invest in their own solutions.

Sites intéressants à consulter

dans le cadre d'une recherche de fonds :

- 2019 Grants for NGOs and Organisations » Funding Grants for NGOs in Developing Countries : https://www.advance-africa.com/Grants-for-NGOs-and-Organisations.html

- 2019 Funding opportunities : https://www.bond.org.uk/

- source sans cesse mise à jour, Funds for NGOs                                           https://www2.fundsforngos.org/ 

Donor Tracker est une ressource en ligne unique offrant une analyse gratuite, indépendante et actualisée des 14 principaux donateurs de l'OCDE. Couvrant 90% de l’aide publique au développement (APD) dans le monde, Donor Tracker fournit des informations reposant sur des données relatives aux priorités stratégiques, aux tendances en matière de financement, à la prise de décisions et aux principales opportunités. 

https://donortracker.org/about

- Coordination Sud publie tous les mois  son "bulletin d'actualité des financements et des ressources". On y trouve toutes les informations sur les possibilités de financements publics/privés français, européens/ internationaux, 

Fondation de France – appel à projets « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’ouest : produire et se nourrir localement »

Conclusion du livre de  Marc-Antoine Pérouse de Montclos   Pour un développement "humanitaire"

Les ONG du xxie siècle, renouveau ou décadence ?

Quel impact les ONG ont-elles donc sur le développement et la démocratisation des pays pauvres ? Au vu de la diversité du

monde associatif, il paraît difficile de dresser un bilan général, positif ou négatif. Les nombreuses critiques adressées à

l’encontre des ASI n’en sont pas moins justifiées. Certaines tiennent à des désaccords sur leur définition, leur mandat et leurs

objectifs. On l’a vu dans le premier chapitre : en fonction des attentes, les ONG sont tour à tour critiquées parce qu’elles se

sont bureaucratisées, parce qu’elles ne sont pas vraiment altruistes, parce qu’elles sont trop souvent obsédées par leur

croissance budgétaire, parce qu’elles ne poursuivent pas toujours un but non lucratif, ou encore parce qu’elles usurperaient la

parole des pauvres et des victimes, en particulier quand elles s’avisent de faire du « plaidoyer » et de défendre les droits de

l’homme.

De même, on reproche aux ASI de ne pas être à la hauteur des espoirs qu’elles soulèvent sur le plan politique. Les deuxième et t

troisième chapitres l’ont montré à leur manière : soit elles ne sont pas aussi indépendantes des États qu’elles le prétendent, soit

elles ont un impact très discutable sur la démocratisation et le développement des pays pauvres. En conséquence de quoi elles

prêtent le flanc à des critiques qui sont analysées dans le quatrième chapitre et qui touchent tout à la fois à leur ingérence, leur performance, leur surpuissance… et leur faiblesse. Pour conclure l’ouvrage, il s’avère en fin de compte que le problème de fond tient à l’absence de consensus pour convenir de méthodes et d’indicateurs susceptibles d’évaluer l’impact et les réalisations des ONG.

Dans une très large mesure, la critique des ASI se nourrit ainsi des échecs de la coopération pour le développement, quand bien même celle-ci serait d’abord financée par les États occidentaux. La différence tient à la focalisation sur les opérateurs, au risque de négliger la responsabilité des bailleurs et des destinataires de l’aide lorsque ses fonds sont détournés à des fins politiciennes ou personnelles. En effet, la critique des ONG se concentre davantage sur les dysfonctionnements des acteurs de terrain. Non sans raison : une pareille tendance constitue en quelque sorte la rançon de la gloire puisqu’elle a accompagné la montée en visibilité et en puissance des associations de solidarité internationale.

Aujourd’hui, les principales ASI disposent en l’occurrence de moyens dignes de firmes multinationales cotées en bourse. À elles seules, certaines sont même plus riches que les pays les plus pauvres. Petites et grandes ONG ont pris une ampleur globale du fait non seulement de leur vocation messianique et universelle, mais aussi de leurs efforts de standardisation et de professionnalisation dans une logique de rationalisation économique qui les a poussées à se regrouper pour trouver des financements en commun. Désormais, beaucoup d’ASI ne se contentent plus d’être des organisations à vocation sociale qui ont leur siège dans un pays et qui travaillent dans un autre. Bien souvent, elles agissent également en réseau, ce qui leur donne une dimension transnationale. Les plus grosses cherchent quant à elles à s’organiser en multinationales avec des filiales de droit local dans différents États : soit en y suscitant la création de nouvelles structures, à l’instar de MSF ou Amnesty, soit en y agrégeant des associations nationales déjà existantes, à l’instar du mouvement Oxfam.

Résultat, les grandes ONG internationales sont largement perçues comme des pouvoirs parallèles. Pour de nombreux observateurs, elles paraissent avoir délaissé leur rôle de contre-pouvoir afin de conforter leur institutionnalisation dans une logique d’aménagement plus que de confrontation avec les États bailleurs. Aussi prêtent-elles le flanc à la critique des marxistes du Nord ou des nationalistes du Sud qui y voient un simple relais de l’hégémonie occidentale et du soft power des puissances impérialistes. Comme les missionnaires d’autrefois, les humanitaires d’aujourd’hui sont accusés d’ingérence. Dans son documentaire sur L’assistance mortelle, le réalisateur haïtien Raoul Peck dénonçait ainsi la « dictature de l’aide » à propos des secours apportés aux victimes du tremblement de terre de Port-au-Prince en 2010.

La montée en force de la critique signe-t-elle pour autant l’arrêt de mort des ASI ? Rien n’est moins sûr au vu des complicités observées entre États et ONG.

Dans tous les cas, il est clair que la poussée des pays du Sud menace l’hégémonie des ONG du Nord. En témoigne l’apparition d’ASI qui sont basées dans des pays en développement. Il convient certes de ne pas en tirer des conclusions hâtives. Les ASI du « tiers-monde » ne sont pas forcément appelées à remplacer leurs homologues des pays riches. De plus, le scénario de la décroissance pourrait bien toucher toutes les ONG, du Nord comme du Sud. Celles-ci suivraient alors la pente des syndicats ou des coopératives autrefois en vogue pour proposer des modèles de développement. De fait, les ONG ne prospèrent pas toutes. Même si l’extinction de quelques-unes est largement compensée par la création d’autres associations, certaines disparaissent ou fusionnent, à l’instar d’AMI ou ERM en France. D’autres doivent restreindre leur champ d’action, fermer des programmes à l’étranger, diminuer le nombre de pays où elles interviennent, voire se recentrer uniquement sur des activités à l’échelle nationale ou locale, à l’instar de la Cimade protestante ou de l’Iiro musulmane, qui sont pourtant situées à des pôles extrêmes sur le plan religieux.

Assurément, la globalisation n’est pas à sens unique. Tous les cas de figure sont possibles et il faudra suivre l’évolution des acteurs de la solidarité internationale avec attention pour apprécier les tendances générales de la mouvance des ONG à travers le monde, entre uniformisation, fragmentation, dispersion… et dilution.

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